Carlos Sainz ne cache pas un sentiment mêlé d’enthousiasme et d’appréhension alors que la révolution technique annoncée pour la Formule 1 en 2026 arrive enfin. Le pilote Williams, désormais pleinement investi dans le projet de l’écurie de Grove, a confié ressentir une forme de “tension excitante” à l’idée de découvrir des monoplaces profondément transformées par le prochain cycle réglementaire.
La saison 2026 marquera en effet un tournant majeur pour la discipline, avec l’introduction de F1 plus petites, plus légères, et animées par des groupes propulseurs reposant sur une répartition 50/50 entre moteur thermique et énergie électrique. Un changement de paradigme qui promet de rebattre les cartes, tant sur le plan technique que du pilotage.
Dans le podcast de l’équipe, nommé Williams Team Torque, Carlos Sainz s’est confié à son coéquipier Alex Albon sur l’état d’esprit qui l’anime à l’approche de cette nouvelle ère.
“Oui excité, mais je suis aussi… je ne sais pas quel est le mot. Une tension excitante. Une inquiétude excitante. Mais évidemment, je n’ai aucun doute sur le fait que je vais m’adapter et trouver une solution.”
Conscient que ces nouvelles voitures demanderont une approche différente, l’Espagnol admet qu’il anticipe déjà l’impact de ces changements sur son style de pilotage.
“Je réfléchis déjà aux parties de mon pilotage qui vont convenir à la voiture, et à celles sur lesquelles je pense devoir travailler.”
Chaque passage au simulateur est ainsi l’occasion pour lui de se projeter.
“À chaque fois que je roule sur le simulateur, je pense déjà à l’avenir : où est-ce que je vais être fort ? Où est-ce que je vais être faible ? C’est donc excitant, mais avec une certaine tension.”
Alex Albon partage ce sentiment, tout en soulignant l’ampleur de l’inconnu qui entoure 2026.
“Je suis OK avec toi. Je pense que pour 2026, une grande partie de cette tension vient de l’inconnu. Ce n’est pas une année normale.”
“Il y a beaucoup plus de choses en jeu que seulement l’aspect conduite. Il y a aussi toute la dimension de l’efficacité dans la façon de piloter.”
“Et je pense que c’est une couche supplémentaire, parce que personne ne sait vraiment si son pilotage conviendra à ces règlements.”
Albon estime même que ces nouvelles règles pourraient naturellement avantager certains profils.
“Pour certains pilotes, ça fonctionnera naturellement mieux que pour d’autres. Ce sera intéressant à observer.”

